vendredi 6 septembre 2013

Kaleb

Myra Eljundir


couverture

quatrième de couverture



Mon avis :

Voici un roman que j’ai trouvé très français et un peu moyen du coup… Désolée pour tous les chauvins mais c’est vrai que j’ai du mal avec la culture de notre pays que je trouve tantôt trop crue, tantôt trop précieuse. Pour Kaleb c’est un peu cru, un peu trop réaliste peut être. Âmes sensibles s’abstenir : certaines scènes sont très violentes, d’autres sont très sulfureuses entre les passages à vide.

Kaleb Helgusson, 19 ans, est un empathe (il peut ressentir et manipuler les émotions d’autrui même à distance), bad boy, c’est un personnage plutôt violent, et ça tombe bien car ses  ennemis ne sont pas des fleurs non plus.

D’autre part, la plupart des romans Young Adult adoptent des protagonistes âgés entre 16 et 20 ans mais la plupart ne sont encore que des gamins naïfs dans lesquels on ne se reconnaît jamais vraiment, ici Kaleb est acculé, il n’agit pas toujours de façon responsable, mais au moins il est un peu plus adulte dans sa tête avec des réactions réalistes et légitimes ; et croyez-moi ou pas, un regard plus lucide sur la jeunesse, ben ça fait du bien !

La narration considère plusieurs tranches de vie, d’un côté celle de Kaleb, puis celle du Colonel (personnage très noir et très cruel) qui se croise avec le point de vue d’Abigail, la succube, enfin nous avons le journal intime de David Armstrong qui, lui est très intéressant, car central.

L’histoire en elle-même est une énième bataille entre le bien et le mal mais tournée de façon subtile quand on se rend compte que la barrière entre les deux est  plutôt mince. Il existe plusieurs catégories de dons, on rencontre d’ailleurs pas mal de personnages aux capacités étranges et variées. Kaleb commet pas mal de méfaits avec son don qu’il n’arrive pas à manipuler et le regrette souvent et amèrement. De son côté David Armstrong a en quelque sorte fait le bien par amour du mal…


J’ai l’impression que ce premier volume ne servait qu’à mettre en place l’intrigue et de poser les bases pour la véritable histoire qui va se dérouler dans le deuxième tome : Abigail, le mâle dans la peau sans parler du tome 3: Fusion, tout est bien qui finit mal déjà disponible en précommande Amazon. C’est pourquoi le livre m’a laissé une impression à double tranchants : pendant la première partie, je me suis passablement ennuyée, et la toute fin m’a parût palpitante, et m’a donné envie de lire le prochain volume, qui pour le coup promet d’être plus mouvementé (je l’espère).

Pour se le procurer, c'est par là !

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